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  • : Qui étaient et où vivaient nos ancêtres, les LOCHER MEISSERT et leurs alliés ?
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Niederroedern souvenirC'est Paul MEISSERT, fils de Louis MEISSERT et époux de Jeanne GRÜNFELDER qui envoie cette carte-souvenir de Niederroedern  le 14 septembre 1950 à sa femme restée à Aillevillers (Haute-Saône) en compagnie de sa petite-fille Anne-Marie LOCHER. Il y fait mention d'une rencontre avec ses cousins Caroline et Albert GUCKERT chez qui il est hébergé.

 

Ce village de l'Outre-Forêt est situé à l'extrême nord-est de la forêt de Haguenau (d'où le nom d'Outre-Forêt) dans l'actuel département du Bas-Rhin (voir carte).

"On dit Alsace du Nord, Basse Alsace, mais aussi Outre-Forêt pour cette région où ont vécu les les MEISSERT (MEISER, MEISSER) pendant deux siècles. D'où venaient-ils ? La guerre de Trente ans suivie de pérides d'occupation, de passages de troupes, de quartiers d'hiver a ruiné et dépeuplé le pays et les immigrés sont venus de Suisse, du tyrol ou d'ailleurs. Pendant 200 ans, les MEISSERT, soit colons (fermiers), soit laboureurs prpopriétaires de leurs terres, ont cultivé ce Neugartenhof. Il est situé à l'écart du village, proche d'Eberbach ; quoique proche du Rhin, le paysage est vallonné, sans monotonie. Le chef-lieu de canton est Seltz où fonctionne un bac qui relie les deux rives du Rhin. Le village de Niederroedern étant en grande majorité protestant, il est probable que les MEISER fréquentaient l'Eberhof, où vivaient d'autres colons des Jésuites, d'où les alliances. A noter que cet Outre-Forêt est proche du Westrich où se sont implantés les GRÜNFELDER au XVIIéme siècle. On parlait la même langue à Niederroedern et à Walschbronn : le francique. Le "Hof" devait être un beau domaine . Contrairement à la régle diu minorat en vigueur dans le pays (la ferme était reprise par le plus jeune des enfants), c'est le gendre qui en a hérité (Charles SCHRAMM mari de Caroline MEISSERT, la soeur ainée de Louis). " (Geneviève LOCHER-MEISSERT)

 

 

Dans ses mémoires, Paul MEISSERT, cité plus haut,  raconte ses souvenirs de vacances chez ses oncles et tantes, la famille SCHRAMM :

"J'ai passé mon certificat d'études primaires à 11 ans. Un bon classement incitait mon père à nous conduire, mon frère et moi, chez la tante Caroline (Caroline MEISSERT soeur de Louis MEISSERT) mariée à l'oncle Charles SCHRAMM, l'un et l'autre exploitant la ferme paternelle  dite Neugartenhof , près de Niederroedern  . Nous allions prendre le train...pour la deuxième fois de notre vie [...]. Le Hof (appellation raccourcie), était une assez belle propriété, située à l'intersection des chemins des trois villages voisins (N.R. probablement Niederroedern, Eberbach-Seltz et Schaffhouse-près-Seltz, voir carte), et dominant quelque peu ceux-ci."

 

Neugartenhof NiederroedernCi-contre une photo du Neugartenhof prise en 1995 lors d'un voyage de Jean et Geneviève LOCHER avec leur petite-fille Anne-Cécile BRUN. A  noter que le socle de la croix est daté de 1789 (donc contemporain de Jean-Michel MEISSERT et Marguerite DECK qui étaient fermiers au Neugartenhof), le calvaire a été à nouveau érigé en 1908 et remis en état en 1947 par Louis SCHRAMM (fils de Charles mentionné ci-dessus) et ses enfants (inscription sur le socle).

"Du Neugartenhof d'origine détruit pendant la guerre , il ne reste qu'un morceau de mur de 3-4 m², vestige de l'ancienne ferme. Actuellemnt le Hof posséde 4 batiments neufs construits après la guerre, les champs de culture sont remplacés par un camping". (Geneviève LOCHER-MEISSERT).

 

 

Sur un plan historique, Niederoedern est déjà peuplé à l'époque celtique, puis gallo-romaine. Il est situé à l'intersection de trois voies romaines. Le nom de Rotheren est mentionné en 1084 comme possession de l'abbaye de Seltz. Adelaïde de Bourgogne, épouse de l'empereur Othon le Grand et créatrice de l'abbaye de Seltz, a offert gratuitemnt des fermes aux paysans qui s'engageaient à défricher et cultiver une terre laissée à l'abandon depuis longtemps. De là vient probablemnt le nom Rödern, qui signifie défricher. Le village a eu pour noms successifs : Rothern, Rudern, Niederrüdere, Rödern.

 

En 1255, Rudiger von Rudern construit le premier chateau des FLECKENSTEIN  (ruines du chateau sur la commune actuelle de Lembach).

En 1543, la religion réformée est introduite par Hans von FLECKENSTEIN.

Suite à la guerre de trente ans, le village est totalement détruit, mais il redevient rapidement l'agglomération principale de la région Rödern.

En 1680, Louis XIV annexe la baronie Rödern  et y impose le "simultaneum" : l'église protestante devient "église simultanée", le choeur étant attribué aux familles catholiques minoritaires. L'usage sera perpétué jusqu'à nos jours.

Paul MEISSERT le note dans ses souvenirs :"Débarqués un samedi soir à Seltz (5 km du Hof), nous arrivions à la ferme où nous attendais la tante Caroline. Mon père repartait le lendemain matin [...] et pour notre part nous descendions à la messe à Niederroedern.  L'église était utilisée à la fois par les catholiques et les protestants, l'un après l'autre bien sûr. Ce qui m'a fait réfléchir la première surprise passée. L'idée de tolérance naissait en mon esprit."

 

 

Niederoedern est le village natal de Frédérique BRION (elle nait en 1752), la fille du pasteur en charge de la paroisse, devenue célèbre par les poèmes que le poète allemand Goethe lui a consacrés. Ce dernier, encore étudiant à Strasbourg, la rencontre en 1770 à Sessenheim, mais l'idylle sera de courte durée : Goethe quitte l'Alsace en 1771 et Frédérique BRION restera célibataire jusqu'à la fin de ses jours. Sa maison natale est toujours visible à Niederoedern.

 

 

 

Le cimetière de Niederoedern a la particularité de rassembler les différentes communautés religieuses : chaque confession dispose d'un emplacement spécifique, catholiques, protestants et juifs. La communaité juive y a longtemps été assez imporatnte.

 

Le blason du village (un soc de charrue) évoque l'activité agricole du village et peut-être le défrichage encouragé par l'impératrice Adelaïde.

niederro

Sources : patrimoine des communes du Bas-Rhin, dir. Jean-Luc FLOHIC.

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