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  • : Qui étaient et où vivaient nos ancêtres, les LOCHER MEISSERT et leurs alliés ?
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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 22:27

Catherine ENGEL est l'ascendante par les femmes à la 5° génération de Marie-Anne PFISTER. Elle a été baptisée le 14 septembre 1659 à Soultz, mais est en fait née à la verrerie (Glashütte) qui se trouvait à proximité, de l'union de Peter ENGEL (ENGER) et de Brigida MEYER.(fiche généalogique sur le site geneanet)


Peter ENGEL est le descendant de deux familles de verriers assez connus en Suisse dans le canton de Soleure : son père Urs ENGER était verrier à Gänsbrunnen (près de Welschenrohr)  où Peter nait le 14 mai 1616, son grand-père maternel Simon HUG, né vers 1530, était verrier à Balsthal, à une dizaine de km de Welschenrohr, dans la même vallée de la Dünnern.


La vallée de la Dünnern dans le canton de Soleure a été depuis longtemps le siège d'activités verrières : vers 1480, la confrérie de Sainte-Agathe à Balstahl comptait 23 verriers. Simon HUG descend d'une des familles de Balsthal, mais quitte la verrerie vers 1560 pour fonder sa propre verrerie au lieu-dit Schafmatt à Gänsbrunnen à quelques km en amont sur la Dünnern (tout près de Welschenrohr). Son fils Urs HUG reprendra sa succession : en 1599, alors que son père est décédé, il est autorisé à exploiter des bois au lieu-dit Rüschgraben. Les HUG et les ENGER-ENGEL quittent Schafmatt pour Rüschgraben.


En plus de Urs, Simon HUG a eu au moins 3 enfants, dont une fille Barbara qui épouse à Welschenrohr le 26 juillet 1614 un autre verrier Urs ENGEL (ENGER), père de Peter ENGEL.

 

Gansbrunnen chapelle stJoseph 03Après 1627, les actes des verriers seront enregistrés à Gänsbrunnen même où une chapelle a été construite et financée par les verriers, comme le montre l'inscription en latin ci-contre que l'on trouve sur la chapelle St-Joseph de Gänsbrunnen.

 

Suite à de nombreux conflits avec les autorités soleuroises, la verrerie est fermée vers 1651, et la famille ENGEL quitte la Suisse pour la région de Guebwiller : cette même année, Jacques, Henri, Urs, Jodocus et Peter ENGEL mettent en marche les fours de la verrerie de Rimbach au lieu-dit Glashütte et c'est Henri ENGEL qui en assure la direction comme prévôt de la verrerie. Il est remplacé l'année suivante par son frère Peter ENGEL qui restera prévôt de la verrerie jusqu'en 1671, année de son décès. Peter ENGEL aura assuré pendant près de 20 ans la charge de représenter les verriers auprès des autorités de Soultz, ville qui lui accordera le titre de bougeoisie.


Peter a eu 10 enfants de son mariage (probablement à Gänsbrunnen) avec Brigida MEYER, dont Catherine ENGEL, l'ancêtre de Marie-Anne PFISTER.

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 22:19

Parmi les ancêtres de Louis MEISSERT, on trouve un personnage qui a marqué le village de Néewiller, Wendel DECK. Cette famille est profondément enracinée dans le village, puisqu'on en trouve des mentions avant la guerre de Trente Ans.(1)

 

Wendel DECK né vers 1679 est l'arrière-grand-père de Marguerite DECK épouse de Jean-Michel MEISSERT, lui-même arrière-grand-père de Louis MEISSERT.(fiche généalogique visible sur geneanet)

 

Comme la majorité de la population, Wendel DECK est laboureur, mais comme laboureur à chariot (deux chevaux),  il possède un domaine important avec journaliers, valets et domestiques. En 1729, il acquiert les 2/3 du domaine seigneurial du Hofgut, dont le fermier vient de décéder. Sa gestion n'étant pas du goût du Prince-Évêque, il en est dépossédé en 1733. Il prend la défense des villageois lorsque ceux-ci sont accusés de voler des terres seigneuriales. Il essayera, sans succès, de récupérer le domaine du Hofgut lors d'unbe adjudication en 1741.

 

Mais Wendel DECK exerce une deuxième activité, péager du Prince-Eveque. Il préléve une taxe (péage) sur toutes les  marchandises achetées ou vendues, et touche le dixième des sommes récoltées comme salaire : cette fonction ne lui fait pas que des amis !

 

Dernière activité, Wendel DECK est cabaretier. En 1729, il omet de chercher sa part de "banvin" (vin du domaine seigneurial imposé aux cabaretiers à un prix élevé). Comme il ne répond pas à la convocation du bailliage, il écope d'une amende de deux florins et demi. En 1735, il est condamné pour avoir engagé des musiciens destinés à un bal, sans autorisation et sans avoir payé la taxe spéciale.

 

En plus de se activités profesionnelles, Wendel DECK exercera la fonction d'Anwald, sorte de chef  de village représentant du Prince-Eveque : nommé en 1728, il le restera jusqu'en 1756. Il remplira ce rôle avec autorité, voire plus...On lui reproche d'être un autocrate, et la communauté villageoise arrive à contester ses décisions. A la fin de son mandat, une enquête des pièces comptables aboutit à une condamnation de l'Anwald qui aurait soustrait plus de 300 redevances d'habitants et 70 florins de droit de bourgeoisie à ce qu'il devait au Prince-Eveque !

 

Enfin, dernière particularité de cet homme peu ordinaire, peu de temps après le décès de sa femme en 1755 , il se remarie alors qu'il a déjà 75 ans ! Il restera veuf pendant 7 ans après le décès de  sa deuxième femme. Wendel DECK meurt le 26 avril 1776 agé d'environ 97 ans !

 

(1) d'après Raymond SCHWENGLER, Néewiller et son histoire, Bulletin communal de Néewiller, n°43, septembre 1999.

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 22:12

Anna-Margaretha HAAS est une ancêtre à la 7° génération de Marie ACKERMANN. L'ascendance passe par le grand -père de Marie, Christophe Antoine ACKERMANN, qui épouse en 1813 Anne-Marie JEHLEN, arrière-arrière-petite-fille de Anna-Margaretha HAAS.

Le grand-père de Anna-Margaretha HAAS se prénomme David (sa fiche généalogique est visible sur le site geneanet) et nait aux environs de 1595 à Jungholtz, village situé à moins de 5 km de Guebwiller et connu pour abriter une communauté juive importante.

 

Par une lettre datée du 13 février 1617, le curé de Guebwiller, Frédéric FREY, sollicite de l'évêque de Bâle l'autorisation de baptiser David HAAS, qu'il a catéchisé pendant 13 à 14 semaines. Signe que la famille était assez connue dans la région, on a demandé à l'archiduc Léopold d'Autriche d'être le parrain : Léopold d'Autriche est prince-abbé de Murbach (abbaye voisine de Guebwiller) et de Lure depis 1614 et frère du futur empereur du Saint-Empire romain germanique, Ferdinand II d'Autriche.

 

"Le 27 avril 1617, sainte fête de Pâques, Léopold, qui s'appelait auparavant David et était juif, a été baptisé en l'église paroissiale de Guebwiller et tenu sur les fonts baptismaux par le Révérendissime et Sérénissime Prince Léopold, Archiduc d'Autriche et le très noble dame Éve de Schauenbourg, veuve, née de Baerenfels."

 

David se prénomme dorénavant  Léopold, comme son illustre parrain, lequel obtient son admission à la bourgeoisie de Guebwiller cinq an plus tard, en 1622. La même année, il se marie avec Anastasia,  la fille du charron Conrad MEYER : le contrat de mariage est daté du 10 avril 1622 et mentionne des témoins haut-placés, le receveur de l'abbaye de Murbach,  le grand-bailli de Guebwiller ainsi qu'un membre du conseil.

En 1623, il achète une vigne et en 1624 une maison dans la ville basse, maison "qui donnait sur la grand-rue par devant" : il avait pignon sur rue !

 

Mais quelle profession exerçait-il ? Il a d'abord fait le commerce de gros bétail et surtout de chevaux (maquignon), commerce qui était l'apanage des juifs à cette époque. Après la guerre de Trente Ans, on le retrouve au service de l'abbaye de Murbach : cavalier d'escorte, garde à cheval de l'abbaye vers 1651. Il devait êre bon cavalier !

 

Avec le début de la guerre de Hollande (1672), il se réfugie en Suisse dans le canton de Bâle. C'est là qu'il décède (à Muttenz) le 23 janvier 1675. Les registres de Guebwiller continuent à mentionner  ses origines juives et son parrainage :

 

"A la même époque est mort en exil à Muttenz, village du canton de Bâle, Léopold Haas, bourgeois de ce lieu, né juif, baptisé publiquement en cette église dans sa jeunesse, en 1617, en présence de son Altesse Sérénissime l'Archiduc Léopold d'Autriche, son parrain. Qu'il repose en paix."

 

 

Une grande partie des informations sont dues à Denis INGOLD, qui a consacré une brochure à "David Léopold HAAS, juif baptisé".  Le CDHF de Guebwiller a également édité une notice sur le patronyme HAAS.

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 14:14

Léger ACKERMANN, le père de Marie ACKERMANN, se marie à Guebwiller le 24 novembre 1859 avec Marie-Anne PFISTER, fille de Joseph Antoine PFISTER et de Reine GERMANN.

 

DagmersellenJoseph Antoine PFISTER est né à Dagmersellen (photo ci-contre prise lors d'un voyage en Suisse de Marianne et Pierre LOCHER) dans le canton de Lucerne en 1786. Ses parents Hans Ulrich PFISTER et Élisabeth SCHMIDLI s'y sont mariés vers 1775, et y sont décédés tous les deux, Hans Ulrich le 18 mai 1803 et Élisabeth le 31 mars 1795.


Après son émigration vers Bergholtz (Haut-Rhin) aux environs de 1824, Joseph Antoine PFISTER épouse, toujours à Bergholtz, Reine la fille du vigneron Hans-Jacob GERMANN et de Barbe AULLEN.

 

La famille PFISTER de Dagmersellen possédait dans le canton de Lucerne un blason qu'elle partageait avec les PFISTER de villes et villages voisins Altishofen, Grosswangen, Lucerne, Reiden et Ruswil, tous dans le canton de Lucerne.


PFISTER blason

André GANTER du Centre Départemental d'Histoire des Familles mentionne l'émigration des PFISTER d'Altishofen vers Traubach-le-Bas (Haut-Rhin) dans sa notice familiale PFISTER.

 

retour à la page ACKERMANN

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 14:12

Marie DUMONT a pour ancêtre à la 5ème génération une certaine Valburge CONTY née à Xertigny en 1772 (Valburge est un prénom courant à Xertigny : la patronne du village est Ste-Valburge). Valburge est  la fille du maréchal-ferrant François CONTY qui se remarie à 51 ans avec Françoise MONIER née à Xaronval (village des Vosges à une cinquantaine de km de Xertigny  du coté de Charmes à la limite de la Meurthe-et-Moselle).

 

 

Le père de Françoise MONIER, lui, n'est pas du tout  vosgien puisqu'il vient de Maroilles (Nord)  où il est né en 1702 : Jacques MOSNIER, cavalier dans le régiment Royal-Roussillon, réside à Chéniménil en 1737 (à une dizaine de km d'Epinal), il s'y marie la même année avec Anne-Catherine LAMOTHE, originaire de Rozelieures (54).

 

royal roussillon 08-522015

L'affiche ci-contre était destinée au recrutement de volontaires pour le régiment de cavalerie Royal-Roussillon (Réunion des Musées Nationaux).

 

 

Un peu d'histoire

 

1737, c'est l'année où le dernier duc de Lorraine François III, renonce à son pouvoir sur ce duché : il est confié, à titre viager, au beau-père de Louis XV,  Stanislas Leszczynski, mais en fait, c'est la France qui administre le duché par l'intermédaire d'un chancelier nommé par Louis XV auprès de Stanislas. On y préléve la gabelle, comme sur le reste du royaume, et un intendant des troupes françaises en Lorraine est nommé. Les historiens de l'armée nous apprennent que le régiment Royal-Roussillon était basé à Lille depuis 1735 (fin officieuse de la guerre de succession de Pologne) . Le duc de Lorraine ayant renoncé à son titre le 13 février 1737, le Royal-Roussillon a du faire partie des premières troupes venues s'installer en Lorraine (Jacques MOSNIER à son mariage en juin 1737 est dit résider dans la région depuis 5 mois, soit depuis février). Ces troupes ont peut-être été moyennement appréciées des lorrains, mais le cavalier MOSNIER, lui, a su convaincre la jeune lorraine Anne-Catherine de ses bonnes intentions...

 

Jacques MOSNIER occupait donc la Lorraine pas encore totalement française (ce sera définitif en 1766) au nom du roi de France, mais sa famille était-elle française ? pas depuis très longtemps, si l'on se réfère à l'histoire de Maroilles et du Hainaut.

 

Une abbaye bénédictine est fondée à Maroilles en 652. Au moyen-âge, Maroilles était ville franche, enclavée dans le comté du Hainaut, faisant partie des terres du duché de Bourgogne, puis d'Autriche, enfin de celles d'Espagne. Maroilles était à deux lieues de la frontière sud avec la France.

Le comté du Hainaut s'étendait de Mons à Valenciennes, en passant par Landrecies. Il est attribué à l'un des fils de Louis le Pieux, Lothaire 1er, empereur d'occident, plus tard roi des Francs. Il appartient à la maison de Flandres vers 1050. Après diverses péripéties, il passe à la maison de Bourgogne en 1428, il est alors réuni aux Pays-Bas bourguignons. Ceux-ci deviennent Pays-Bas espagnols en 1549, et Maroilles passe à la France avec le traité des Pyrénées, le 7 novembre 1659.

 

Si Jacques MOSNIER est effectivement né sur le territoire du Royaume de France ainsi que ses parents Humbert MOSNIER en 1666 et Marie-Madeleine LAMONINARY en 1674 , ce n'est pas le cas de son grand-père Jean-François MOSNIER "Garde général dans la forêt de Mormal " qui est né dans les années 1640 aux Pays-Bas espagnols. La famille est, sinon immigrée, au moins "rattachée" et Jacques MOSNIER un Français descendant d'Hispano-Hollandais venu occuper la Lorraine...

 

 

 

 

 

 

Note : Les données sur Maroilles et le Hénaut ont été gracieusement fournies par Guislaine Lobry, généalogiste dans l'Avesnois (site geneanet globry)

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 14:10

Voir la page consacrée à Peter ENGEL, maitre-verrier.

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 15:08

Reine GERMANN, la fille du vigneron de Bergholtz qui épouse en 1827 Joseph Antoine PFISTER, le cordonnier de Dagmersellen (canton de Lucerne), a pour grand-mère maternelle Anne-Barbe BIXLEN (patronyme qu'on verra écrit BIXLIN, BIXEL, BICHSEL, etc.) originaire de Soultz et donc tout à fait alsacienne.

 

C'est son grand-père Melchior BICHSEL, métayer seigneurial au Rimlishof, ferme faisant partie du domaine de l'abbaye de Murbach près de Buhl, qui est né à Schüpfheim dans le canton de Lucerne. Il est le fils d'un verrier également prénommé Melchior qui a exercé à la Glashütte de Rimbach peu de temps après Peter ENGEL, d'environ 20 ans son ainé. Le verrier Melchior BIXEL est né à Schüpfheim en 1638, s'y est marié le 19 décembre 1663 avec Anna EMMENEGGER et a dû quitter Schüpfheim pour la verrerie de Rimbach après la naissance de ses enfants, vers  1680.

 

Grâce à Ernest BICHSEL, un descendant contemporain, on a pu remonter la généalogie BIXEL jusqu'au mariage du grand-père de Melchior le verrier : Peter BIXEL se marie le 11 janvier 1591 à Hasle (canton de Berne) avec Anna AESCHBACHER.

 

Anna EMMENEGGER, épouse du verrier Melchior BIXEL, est  elle aussi originaire de Schüpfheim : elle est la fille de Melchior EMMENEGGER et de Maria UNDERNÄR (ou UNTERNEHR vieille famille du canton de Lucerne) mariés le 10 février 1637 à Schüpfheim. La famille EMMENEGGER (EMMENNECKER) a été étudiée par un historien suisse du canton de Lucerne, Joseph WOCHER-WEY*.On peut ainsi remonter jusqu'à deux autres Melchior EMMENEGGER, l'un grand-père du précédent marié à Barbara ZEMP et décédé à Schüpfheim le 10 juin 1614, le second père de ce dernier, Melchior EMMENEGGER marié avec Anna HEYD ; ces derniers sont nés probablement aux environs de 1525-1530.Emmenegger Schupfheim blason

 

Un leader paysan condamné à mort

 

L'un des fils de Melchior EMMENEGGER et de Barbara ZEMP, Hans EMMENEGGER , est né en 1604. Après avoir été sautier (huissier) en 1634, chef d'administration provinciale en 1645, puis banneret en 1650, il a été un des dirigeants de la guerre des paysans de 1653 dans l'Entlebuch. Après la défaite du mouvement paysan et la lourde répression qui a suivi, Hans EMMENEGGER a été condamné à mort et exécuté le 23  juillet 1653.

 

 


 

 

 

Les EMMENEGGER de Schüpfheim avaient leur propre blason différent de celui des autres familles EMMENEGGER.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Joseph WOCHER-WEY, Blätter für Heimatkunde - 1960, Die EMMENEGGER.

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 15:07

Christophe Antoine ACKERMANN le vigneron, grand-père de Marie ACKERMANN se marie le 11 février 1813 à Guebwiller avec Anne-Marie JEHLEN. Anne-Marie a pour grand-mère maternelle Anne-Marie JACQUET née à Guebwiller également, mais qui descend d'une famille d'origine savoyarde.

 

Si le père d'Anne-Marie JACQUET est né à Guebwiller, son grand-père Jean-Baptiste JACQUET est lui né à Cluses (Haute-Savoie) le 16 juillet 1678. Il est le fils de Claude JACQUET chatelain de la ville et de Claudine de MUSY originaire de Viuz-en-Sallaz, qui se sont mariés le 9 janvier 1662 à Cluses :

""le 9.1.1662 a été célébré le mariage d'entre Maitre Claude JACQUET chatellain de la présente ville et la Claudine de MUSY de Viuz (en Sallaz) veuve de Maitre Pierre DECHININ après avoir obtenu dispence des proclamations en présence de Maitre Joseph BONTA vicaire et Noble Charles DEROCHETTE et autres...." (le bas de la page est illisible).

 

Le frère de Jean-Baptiste, Pierre-François JACQUET est désigné sous le nom de chatelain du marquisat de Cluses. Même si l'appellation de chatelain ne désigne pas forcément le propriétaire d'un chateau, les JACQUET ont probablement un rapport avec le chateau de Chatillon-sur-Cluses  et , en tout état de cause, devaient être des personnes importantes de la région, car dans un acte de 1703 Claude JACQUET est mentionné ainsi :

"...Maitre Claude fils de feu égrège Jacque JACQUET bourgeois de la ville de Cluses..."

Le qualificaif égrége désigne un homme d'un grand savoir ou d'une grande probité (d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France).

 

En ce qui concerne Jean-Baptiste JACQUET, il émigre définitivement vers 1706, puisque la même année, il est reçu bourgeois de la ville de Guebwiller et se marie avec Marie Marguerite DIETRICH, la veuve d'un marchand drapier de Sallanches (à 15 km de Cluses) . Il ne reviendra pas en Savoie, l'acte de partage au décès de son père le mentionne :

"...le Sr Jean-Baptiste l'un dicieux qui étoit absent lors de la mort du dit testateur son père en 1708 sans s'être jamais rapatrié..."

 

Quel métier exerçait-il ? les actes ne nous le révélent pas, mais on peut imaginer qu'il était comme le premier mari de sa femme marchand-drapier, un commerce important de tissu s'étant établi entre  l'Alsace et la Savoie, laquelle n'était pas française : les JACQUET étaient bien des immigrés ... 

 

Jean-Baptiste JACQUET et Marie Marguerite DIETRICH auront au moins 3 enfants, dont Jean-Michel, époux d'Anne-Marie SCHANDALAT et père d'Anne-Marie JACQUET.

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