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  • : Ancêtres-en-alsace-lorraine
  • : Qui étaient et où vivaient nos ancêtres, les LOCHER MEISSERT et leurs alliés ?
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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 15:10

Bien entendu, les vignerons familiaux se recrutent principalement en Alsace : on en trouve à Guebwiller avec les ACKERMANN et à Jungholtz (à moins de 5  km de là) avec les GERMANN (de la même branche ACKERMANN), mais aussi à Rixheim avec Mathias RISCH, grand-père maternel de Thérèse MOEGLIN .vignerons Alsace

 

Le plus ancien Frantz GERMAN est né vers 1728 à Bergholtz (on ne connait pas la profession de son père qui pouvait être aussi vigneron) et s'est marié avec Anne-Marie STIERLIN le 18 novembre 1754 (l'acte de mariage nous dit qu'il était berger). Mais il est dit vigneron sur son acte de décès du 5 complémentaire an 13 (22 septembre 1805), ainsi qu'au mariage de son fils Jacob.

Jacob GERMANN est lui aussi vigneron, mentionné comme tel à son mariage le 12 novembre 1793 avec Barbe AULEN la fille d'un bucheron de Soultz, mais  "journalier vigneron" à la naissance de  ses enfants. Sa fille Reine épousera un cordonnier d'origine suisse Joseph-Antoine PFISTER.

 

La famille ACKERMANN aura, elle aussi, deux représentant de ce métier : Christophe-Antoine et son fils Léger.


Christophe-Antoine nait le 11 avril 1786 dans une famille de meuniers dont son père Maurice-Antoine est le dernier représentant. Il se marie le 11 février 1813 avec Anne-Marie JEHLEN dont il a 5 enfants. Léger, le cadet sera également vigneron et épousera Marie-Anne PFISTER, la petite-fille du vigneron Jacob GERMANN rencontré ci-dessus : le lien entre les deux familles de vignerons est assez proche.

 

ACKERMANN Léger licitationLe 16 mai 1854, Léger ACKERMANN bénéficie d'une licitation (vente aux enchères faite à un seul acquéreur par des copropriétaires en indivision) suite au décès de son frère Dominique, propriétaire de deux parcelles de vigne. Les héritiers sont les parents de Léger, Antoine et sa femme Anne-Marie JEHLEN encore en vie, et ses deux soeurs Anne-Marie et Marie-Anne. L'acte est signé chez Maitre PEPIN, notaire à Guebwiller et mentionne la composition de l'héritage  :


"1 - Une pièce vignes de la contenance d'environ douze ares sise aux cantons de Mittler Scheimberg et Ober Scheimberg, ban de Guebwiller...(parcelle acquise le 16 mai 1847)

2 - Une pièce de vignes et chenevières , autrefois pré, de la contenance d'environ huit ares, sise au canton dit Unter Ziegelweingarten, ban de Guebwiller...(acquise le 15 septembre 1850).


...Le présent délaissement  à titre de licitation est fait sous les chrges , clauses et conditions suivantes que M. Léger ACKERMANN s'oblige d'éxécuter, savoir ( après 3 points sur les frais de notaire) :

ACKERMANN Leger licitation2

4 - et à charge en outre de payer savoir :

a) Aux Sr et Dme Ackermann père et mère la somme de trois cents francs pour les couvrir de leur part dans les immeubles licités.

b) à la Dme Kingold et à la Dlle Marie-Anne ACKERMANN , ensemble une somme de deux cents francs également pour leur part dans les immeubles licités, soit à chacune de ces dernières cent francs."

 


Ces parcelles de vigne devaient passer à la génération suivante, puis finalement être vendues. Léger ACKERMANN le fils, époux de Victoire BIHR, en assure la gestion, ainsi que Paul MEISSERT le mentionne dans ses "Souvenirs d'un banquier", où il fait allusion au métier de ses grands-parents :


"Ses parents (les parents de sa mère, Léger ACKERMANN et Marie-Anne PFISTER), exploitaient, à l'époque l'hôtel-restaurant AU RAISIN (Zum Reeb) actuellement bien dégradé. Ils en étaient propriétaires et possédaient au surplus, un coin de Kitterlé* (enclos fameux et produisant, à l'époque, un vin bien connu et très estimé des amateurs). [...] En 1872, ma mère était doublement orpheline (Léger père décède le 19 mars 1872) ...l'ainé de ses frères assurait l'exploitation viticole et la marche de l'hôtel-restaurant. c'est cet aîné [Léger fils] qui m'a servi de parrain en 1892 ; il mourrait deux ans plus tard et je ne l'ai jamais connu. Sa femme (ma marraine) a cédé l'hôtel et les vignes peu après pour se retirer à Mulhouse où elle possédait une maison de rapport. Il n'y avait pas d'enfants, et à la mort de ma marraine, nous fûmes 16 héritiers à nous partager une succession qui m'a valu, pour ma part, un peu moins de 16 000 francs."


Paul MEISSERT ajoutera plus loin que cet argent lui avait permit d'acheter un piano : les vignobles ACKERMANN ont  financé les violons d'Ingres de leur descendants !

 

* Au XIXème siècle, on peut lire dans l’Annuaire Administratif du Haut Rhin (1854) : « sont particulièrement renommés […] les vins gentils de Guebwiller, connus sous le nom de  Kitterlé , qui prennent, en certaines circonstances, un goût qui a quelqu’analogie avec le fruit du sorbier ou du noisetier, ce qui leur fait donner le nom d’Eschgriessel et de Hasselnusser. Le vin du même endroit, provenant du raisin ollwer, a la réputation de s’opposer à la formation de gravelle, et on dit même qu’il guérit ceux qui sont affectés de cette maladie. »

 

SCHLUMBERGER


Un métier proche du vigneron : le tonnelier


 

 


 

 


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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 15:07

verriers 15é

 

 

Ce métier est surtout représenté par les familles ENGEL et HUG, deux familles alliées qui ont beaucoup contribué à la célébrité des verreries suisses.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 15:06

tonnelier

 

Étroitement lié à celui de vigneron, le métier de tonnelier a été exercé dans les mêmes régions  où nos ancêtres étaient vignerons, aussi bien près de Guebwiller (coté ACKERMANN) que près de Rixheim (coté MOEGLIN).

 

Jean-Michel FREY, arrière-grand-père de Léger ACKERMANN, le père de Marie ACKERMANN, exerce cette profession à Guebwiller jusqu'en 1763, date de son décès prématuré à l'âge de 30 ans.

 

Beaucoup plus loin de nous, Martin JUDLIN ancêtre à la 9° génération de Marie ACKERMANN, exerçait ce même métier de tonnelier comme le mentionne un acte de vente en date du 9.6.1627 :

"vente d'une maison sise dans la ville basse de Guebwiller par Bangratz MEYER bg de la ville à Hans Theobaldt MEYER du même lieu. La maison se trouve entre le chateau d'une part, et Marthin JÜDLIN le tonnelier ainsi que Klaus KELLER d'autre part. Sur l'arrière , elle donne sur le mur d'enceinte de la ville, et sur l'avant la propriété des hoirs de feu Margaretha SALZMÄNNin. L'acquéreur devra participer à l'entretien de la porte et du mur (d'enceinte) et doit laisser passage à l'accés de la fontaine se trouvant dans la cour arrière".

 

Coté MOEGLIN , c'est Matheus METZGER marié en 1702 à Anna BIELER d'Ungersheim (village de l'actuel  écomusée d'Alsace) , arrière-grand-père du vigneron Mathias RISCH, lui-même grand-père de Thérèse MOEGLIN qui exerce cette profession .

 



 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 15:04

On trouve le métier de meunier exercé  surtout par la famille ACKERMANN mais aussi par les UNDERFINGER de Guebwiller (branche ACKERMANN) et les WILPERT d'Obergailbach ( branche GRÜNFELDER).

 

Les ACKERMANN ont exploité pendant plusieurs générations les moulins de la vallée du Rimbach, moulins installés à Soultz. Joseph GUELEN écrit dans un livre consacré à cette ville : Soultz 2009 005

« La famille ACKERMANN était une famille de meuniers, dont on trouve des membres sur tous les moulins de Soultz au 18éme. ».


On comptait alors, rien que sur le territoire de la ville de Soultz, six moulins*:

  • un moulin datant de 1345 , dit Obermühle (moulin du Haut) ou Erlenmühle (moulin des Aulnes) avec une huilerie, un pilon à chanvre, une scierie.
  • un moulin datant au moins de 1634, Schielenmühle ou Mittelmühle (moulin du milieu), avec une scierie. Il a été détruit par un incendie en 1993.
  • un moulin datant au moins de 1669, dit Herrenmühle (moulin seigneurial). Il est aussi détruit par un incendie en 1890.
  • un moulin daté de 1271, dit Zipfelmühle ou Oberthormühle (moulin de la Porte Haute), avec une huilerie.
  • un moulin mentionné en 1578, dit Grabenmühle (moulin du Fossé), moulin à farine.
  • un moulin connu depuis 1336, dit Vorstattmühle (moulin du Faubourg) avec une huilerie.

 Alsace ecomusée 047L'un de ces moulins a été démonté et reconstruit à l'écomusée d'Alsace à Ungersheim , mais sans sa roue ! (sur la photo un autre moulin-scierie de l'écomusée ...avec roue).

 


Le premier de ces meuniers est probablement Hans Bernard ACKERMANN, par ailleurs propriétaire de l'auberge "Zum Löwe" (Au lion). Après son décès en 1742, c'est son fils Jean-Balthasar qui exploite le "moulin de la Porte Haute" (Oberthormühle). Un cousin et un frère de Jean-Balthasar ont également travaillé dans ce moulin. Un des fils de ce dernier, Bernard, est cité en 1770 comme meunier devant verser au propriétaire 36 sacs de mouture par an et au seigneur 3 boisseaux de seigle. c'est probablement lui qui laisse ses initiales BA sur un linteau de porte du même moulin en 1763. Soultz linteau BernACKERMANN

 

Un autre fils de Jean-Balthazar, Maurice-Antoine né en 1756, habite rue de la rivière, mais on ne sait pas sur quel moulin il travaillait. Il sera le dernier meunier de la lignée puisque son fils Christophe-Antoine né en 1786 sera vigneron.

 

 

D'autres meuniers dans la branche ACKERMANN


L'épouse du vigneron Christophe-Antoine (vu ci-dessus), Anne-Marie JEHLEN née en 1793 descend d'une famille de meuniers d'origine suisse, les UNDERFINGER. Son arrière-grand-mère Marie-Catherine UNDERFINGER nait à Guebwiller le  27 février 1711 : elle est la fille du meunier Sébastien UNDERFINGER et d'Anne-Marie KREYENRIED. Son grand-père Jean UNDERFINGER est originaire de Wolhusen dans le canton suisse de Lucerne et s'est installé comme meunier à Guebwiller. Il était sans doute meunier à Wolhusen.

 

Un écusson de meunier à Soultz

meuniers Soultz

 

 

Autre famille de meuniers, les WILPERT d'Obergailbach en Moselle. Marie-Élisabeth HEMMERT, épouse d'Henri GRÜNFELDER avait pour grand-père Jean-Henri HEMMERT, lequel avait pour grand-mère maternelle Madeleine WILPERT née vers 1698 de l'union du meunier Jean WILPERT avec Anne-Marie SCHNEIDER. Le père de Jean, Henri  WILPERT était aussi meunier à Obergailbach où il est décédé en 1707. Ils étaient meuniers au moulin du Locherbach, qu'on peut traduire par le "moulin du ruisseau Locher" , çà ne s'invente pas !

Joël BECK dans son livre Moulins du Pays de Bitche** décrit le moulin inférieur ou Locherbach d'Obergailbach et cite les WILPERT :
Jean-Henri WILPERT, son fils Jean (+08/08/1717) et son petit-fils Paul (+12/01/1755) ainsi que ses arrière-petit-fils se succédent dans le moulin.

moulin

   

 


 

 

 

* Soultz au fil des siècles - Les Amis de Soultz - 2006

** J. Beck, Moulins du Pays de Bitche, 1999, Edition Pierron, Sarreguemines



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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 15:00

berger alsacien

 

Les bergers se trouvent tous - pour le moment - dans les ascendants LOCHER, donc alsaciens comme celui de la gravure ancienne ci-contre intitulée un berger en Alsace.

 

 Morand LOCHER a deux arrière-grands-pères qui ont exercé la profession de berger : Michael LOCHLER qui était porcher et gardien de troupeaux à Hirsingue  et Jean-Georges REYMANN également gardien de troupeaux sans autre  précision dans la région de Franken.


Michael LOCHLER a lui aussi deux arrière-grand-pères berger :  Christophe LOLER était aussi berger dans la région d'Hirsingue, et  Wolfgang HUEFFSCMIDT, originaire de Büsserach en Suisse est dit précisément berger de moutons. La famille LOCHER a une forte tradition pastorale...

 

Les corporations de bergers étaient fortement structurées en Alsace. Dès 1584, la confrérie des bergers du Sundgau et du Brisgau était placée sous l'autorité du bailli de Landser (village à 10 km au sud de Mulhouse). Le berger était souvent un agent communal qui pouvait être à la tête d'un troupeau de 200 à 600 bêtes, bovins, moutons, chèvres, mais aussi porcs ou oies !

 

Le protecteur du bétail - et patron d'une vingtaine d'églises alsaciennes - était saint-Wendelin tandis que le patron des bergers était saint-Barthélemy.

 


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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 11:58

douaniers 1830Henri GRÜNFELDER né en Alsace à Hirtzfelden en 1865 est fils et petit-fils de douaniers qui n'ont pas cessé de déménager de brigades en brigades. 


Son grand-père né en 1788 Johann GRÜNFELDER est préposé des douanes royales à Hirtzbach (dessin ci-contre) en 1824 après avoir été laboureur. Il quittera cette profession en 1829 pour redevenir cultivateur, mais son fils Jean entre dans les douanes à Bisheim (Haut-Rhin) en 1852 après avoir été tisserand.


Jean sera muté dans différentes brigades du département du Haut-Rhin : Rumersheim, Ensisheim, Hirtzfelden (où nait son fils Henri GRÜNFELDER), Blodesheim, Hombourg, Geisswasser, Artzenheim, Kembs. Lors de l'occupation allemande de 1871, il passera du coté vosgien à Bussang  (déclaration de citoyenneté française le 1er juin 1872) où il termine sa carrière en 1878 (il a 54 ans).


Cette profession est une spécialité de la famille GRÜNFELDER. Le frère de Johann, Balthasar né en 1793 à Walschbronn (Moselle) est également préposé des douanes. Le fils  de ce dernier et neveu de Johann, Jacques GRÜNFELDER né en 1822 à Walschbronn sera préposé des douanes de 1840 à 1851 et sous-brigadier des douanes de 1852 à 1856, date à laquelle il entre dans la gendarmerie. Le frère ainé d'Henri GRÜNFELDER, Jean-Henri né en 1852, a été officier des douanes. Enfin, deux soeurs d'Henri GRÜNFELDER se marient avec des douaniers :  Marie-Élisabeth épouse en 1881 à Bussang Joseph Aloyse HERBST ;  Marie-Rose dite Rosalie épouse en 1888 à Bussang un brigadier des douanes, Joseph SÜSS.

 

La vocation du service des brigades des douanes est de lutter contre la contrebande, d'où la necessité d'une présence permanente sur le terrain, de jour comme de nuit. Jusqu'à la fin du 19° siècle, la durée journalière de travail n'est jamais inférieure à 10 heures, tandis que les salaires ne sont pas très élevés.

 

douaniers Belfort

 


 


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